Opération Tasmanie 2018

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source wikipédia

L’île de Tasmanie est, avec 60 000 km², la principale île formant l’état australien de Tasmanie, soit les trois quart de son territoire et le 27e territoire insulaire le plus vaste de la planète.

Elle est entourée par les océans Indien et Pacifique et est séparée de la partie continentale de l’Australie, par le détroit de Bass.

La péninsule Wilson (en anglais Wilsons Promontory), l’extrémité méridionale de l’État de Victoria, est distante de 199 km de North Point, un cap de la côte septentrionale de l’île situé à proximité de Stanley.

 

L’île a des paysages accidentés et variés, possédant un climat tempéré, un peu semblable, à certains égards, à celui du sud de l’Angleterre comme l’avaient mentionné certains colons britannique. Les principaux points de peuplement sont cependant situés dans des régions où la pluviométrie est nettement inférieure à celle de l’Angleterre.

 

Géographiquement, la Tasmanie ressemble à l’est de la Nouvelle-Zélande. Mais comme les volcans de l’île sont restés inactifs au cours des derniers temps géologiques, elle a des chaînes de montagnes plutôt moutonnantes comme sur le continent australien, contrairement à la plus grande partie de la Nouvelle-Zélande. La région la plus montagneuse est celle des hauts plateaux des Massifs Centraux qui couvrent la plus grande partie du Centre-Ouest de l’île. La région Centre-Est (la région des Midlands) est assez plate et est utilisée principalement pour l’agriculture, bien que l’activité agricole soit également dispersée dans tout l’état.

 

La région du Sud-Ouest est densément boisée, le parc national l’occupant abrite les dernières forêts pluviales tempérées de l’hémisphère Sud. La gestion de cette zone isolée et inaccessible a été rendue plus facile et plus fiable avec l’avènement de l’imagerie satellite.

 

La majorité de la population vit sur le littoral et au bord des cours d’eau: les Derwent et Huon Rivers dans le sud, la Mersey et Tamar Rivers dans le nord.

 

Le climat tempéré (la Tasmanie est le seul État australien au-dessous du 40e parallèle), l’environnement rustique et de nombreuses fonctionnalités historiques ont fait de la Tasmanie un choix populaire pour les retraités qui préfèrent un climat tempéré à un climat tropical comme au Queensland.

 

Humanit’Air a été réquisitionné pour une grande campagne de vaccination pour le Diable de Tasmanie

 

 

Le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii) est une espèce de marsupiaux ne vivant que sur l’île de Tasmanie, au sud de l’Australie. Disparu du « continent » australien environ 400 ans avant l’arrivée des premiers colons européens en 1788, il a longtemps été considéré comme une menace pour le bétail et a été chassé impitoyablement jusqu’à ce qu’il devienne une espèce protégée à partir de 1941. Depuis les années 1990, un grand nombre de représentants de l’espèce sont victimes d’une tumeur cancéreuse (Devil facial tumour disease, ou DFTD), transmissible par morsure, qui réduit fortement sa population.

 

Le diable de Tasmanie est caractérisé par sa fourrure noire, l’odeur forte qu’il dégage lorsqu’il est anxieux, son hurlement fort et inquiétant et son tempérament agressif envers ses congénères quand il mange.

 

Cette espèce est la seule survivante du genre Sarcophilus mais il existe encore d’autres marsupiaux carnivores (Dasyurus).

 

Le diable de Tasmanie est devenu le plus grand marsupial carnivore en Australie après la disparition du tigre de Tasmanie (aussi connu sous le nom de thylacine) en 1936. De la taille d’un chien, il est de constitution trapue et épaisse, avec une grande tête et une queue boudinée. La graisse corporelle étant emmagasinée dans la queue, cette dernière sera souvent plus étroite chez un sujet malade. Fait inhabituel pour un marsupial, ses pattes antérieures sont légèrement plus longues que les postérieures. Le diable de Tasmanie peut courir à 13 kilomètres à l’heure sur de courtes distances. La fourrure est habituellement noire, bien que des taches blanches irrégulières sur la poitrine et le croupion soient communes. Les mâles sont habituellement plus grands que les femelles : une longueur de 652 mm (tête comprise), avec une queue de 258 mm et un poids moyen de 8 kg. Les dimensions respectives de la femelle sont de 570 mm, 244 mm et 6 kg. L’espérance de vie moyenne, de six ans dans la nature, peut être plus longue en captivité. Taille au garrot 300mm.

De longues vibrisses se trouvent autour de la gueule et en touffes sur le dessus de la tête. Elles lui permettent de localiser des proies lorsqu’il fourrage dans l’obscurité et de situer les autres diables lors du repas. Agité, le diable peut produire une odeur forte dont l’âcreté rivalise avec la mouffette. L’ouïe est son sens dominant, mais il jouit également d’un excellent odorat. Puisqu’il chasse la nuit, sa vision semble meilleure en noir et blanc. Dans ces conditions, il peut détecter des objets en mouvement, mais il a des difficultés pour voir les objets statiques. Proportionnellement à sa taille, le diable est le mammifère aux mâchoires les plus puissantes, ceci étant dû en partie à la longueur de sa tête. Un diable de Tasmanie a également un jeu de dents qui croissent doucement tout le long de sa vie.

 

Les femelles commencent à procréer avec la maturité sexuelle, typiquement dans leur seconde année. À ce moment-là, elles deviennent fertiles une fois par an, produisant de multiples ovules pendant leur période de chaleur. La saison des amours survient en mars. Les animaux s’accouplent, dans des lieux abrités, aussi bien la nuit que le jour. À cette occasion, les mâles se disputent les femelles, ces dernières optant pour le mâle dominant. Les diables sont polygames : à moins qu’elle ne soit gardée après l’accouplement, une femelle s’accouplera avec d’autres mâles.

La gestation dure trente et un jours, pour une portée de vingt à trente individus, chacun pesant approximativement 0,18–0,24 grammes. À la naissance, les jeunes gagnent la poche ventrale depuis le vagin. Là, ils se fixent à un mamelon pour les cent jours à venir. Chez cette espèce, à l’instar du wombat, la poche s’ouvre vers l’arrière, rendant difficiles les interventions de la mère. En dépit de la taille de la portée, la femelle ne dispose que de quatre à six mamelons. Il en résulte dès le début de leur existence, une lutte fratricide dans la poche maternelle, qui aboutit très rapidement à la mort de la plupart des petits. Seuls trois ou quatre parviennent à survivre. Statistiquement, il subsiste davantage de femelles.

La croissance est rapide. À quinze jours, l’oreille externe est visible. Les paupières sont apparentes à seize jours, les vibrisses à dix-sept et les lèvres à vingt. Le jeune commence à développer de la fourrure à quarante-neuf jours et possède un pelage complet à quatre-vingt-dix jours. Juste après s’ouvrent les yeux — entre quatre-vingt-sept et quatre-vingt-treize jours — et la bouche peut relâcher son emprise sur le mamelon à cent jours. C’est cent cinq jours après la naissance que les jeunes quittent la poche, apparaissant comme de petites copies du parent et pesant environ deux cents grammes. Contrairement aux petits kangourous, ils ne regagnent pas la poche : ils restent dans la tanière pour trois mois supplémentaires, s’aventurant pour la première fois à l’extérieur entre octobre et décembre, avant de gagner leur indépendance en janvier. Les diablesses sont fécondables six semaines par an environ.

Depuis 1996, une maladie (Devil Facial Tumour Disease ou DFTD) dont une des composantes est une tumeur de la face évoluant en cancer semble se transmettre à un nombre croissant d’individus (via des blessures, suppose-t-on). Depuis son identification, cette maladie aurait tué la moitié de la population en Tasmanie.

Elle provoque vraisemblablement une mutation génétique ; alors que le diable de Tasmanie a quatorze chromosomes, ces cellules cancéreuses sont privées de la paire de chromosomes sexuels et ont par contre quatre nouveaux chromosomes d’origine inconnue, et la mort du sujet contaminé survient entre trois et huit mois soit de la maladie soit de faim, l’animal n’étant plus capable de s’alimenter.

La gravité de la situation, notamment dans les secteurs affectés, a fait placer l’espèce comme menacée et pourrait devoir être clonée (sans donc préserver la diversité génétique relictuelle des populations survivantes). Des sujets sains ont été transférés en Australie et des mesures strictes de quarantaine entre réserves imposées. Le plan australien vétérinaire (AusVet Plan) de 2005 inclut une stratégie de réponse à la maladie, qui a fait l’objet d’un atelier (29–31 août 2005) et d’un rapport final du Department of Primary Industries, Water, and Environment. Les recherches pour éradiquer la maladie continuent.